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Législatives et présidentielles 2023, Ali Bongo fait le grand ménage dans son entourage

Après la tempête électorale, les jeunes loups de l’opposition cherchent une place au soleil, alors qu’Ali Bongo Ondimba a radicalement recomposé son camp. En ligne de mire : les prochaines législatives, mais aussi la présidentielle de... 2023.

Législatives et présidentielles 2023, Ali Bongo fait le grand ménage dans son entourage

Élection présidentielle ou tempête tropicale ? Sous le microclimat gabonais, les deux événements semblent causer les mêmes dégâts. Le paysage a été ravagé, des baobabs sont tombés, pour la plus grande joie de jeunes pousses qui pensent enfin pouvoir hériter d’une place au soleil. La force des éléments n’a épargné ni l’entourage du président, ni le gouvernement ou les institutions, et encore moins l’opposition.

Un renouvellement est en cours. Autour d’Ali Bongo Ondimba (ABO), on croise beaucoup de nouveaux visages, et l’ambiance de travail tranche avec l’atmosphère du dernier septennat. Dans les couloirs du Palais du bord de mer, les réunions de coordination sont désormais hebdomadaires. On magnifie les vertus de la décision collégiale, l’efficacité du travail en équipe, tout en veillant à ramener la convivialité. Comme si le départ de Maixent Accrombessi était l’occasion de revenir à un fonctionnement « normal » du Palais.

L’ombre d’Accrombessi

L’ombre de l’incontournable ancien directeur de cabinet du président, à la fois homme de confiance omnipotent et intime du chef de l’État, plane toujours sur les lieux. Personne n’ose le critiquer ouvertement. Pendant son précédent mandat, ABO lui a délégué d’importants pouvoirs, lui a confié les dossiers les plus sensibles et l’a associé à la plupart des grandes décisions. Il est devenu au fil des ans la bête noire de certaines hautes personnalités, qui n’ont pas supporté ce statut de véritable numéro deux du régime.

Peut-être sous la pression de cette présidentielle à hauts risques, où l’opposition faisait campagne contre la « légion étrangère » dont il était la figure de proue du fait de ses origines béninoises, Accrombessi a été le premier à tomber, terrassé fin août 2016 par un accident vasculaire cérébral à quelques jours du scrutin. Évacué en urgence au Maroc, il a été remplacé par Martin Boguikouma, l’ex-gouverneur de la province de l’Ogooué maritime.

Un retour possible ?

Depuis lors, le « DC » a été « promu ». Haut représentant personnel du chef de l’État, il poursuit aujourd’hui encore sa convalescence à Londres, en Angleterre. Il marcherait en s’aidant d’une béquille et aurait des difficultés d’élocution. « Ah ! Bon… », réagit-on à Libreville, en faisant la moue. En réalité, si on s’enquiert de l’état de santé de « l’ex », c’est avant tout pour évaluer ses chances de retour.

Éventualité qui n’enchante guère ses ennemis ou ceux qui considèrent qu’il a une grande part de responsabilité dans cette présidentielle ratée. Quant à ses proches, ils sont dans le viseur de ceux qui parient sur l’éloignement définitif de celui qu’ils ont tant détesté. D’autres misent sur la supposée disgrâce de l’ex-principal collaborateur d’Ali.

Induit en erreur

Les arrestations pour malversations de l’ex-ministre des Infrastructures Magloire Ngambia et de son collègue du Pétrole, Étienne Ngoubou, sont interprétées comme une volonté de mettre fin à l’ère Accrombessi, tant les deux hommes sont connus pour l’étroitesse de leurs liens avec lui. Officiellement, Ali n’en laisse rien paraître. Selon un bon connaisseur du dossier, le président considère que son directeur de cabinet a été induit en erreur par les accusés et bien d’autres encore qui ne sont pas pour l’heure inquiétés.

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